REVUE DE PRESSE

Le Monde- Jeudi 27 octobre 2016

Mobilisons-nous pour accueillir les migrants

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Le Parisien – Vendredi 24 juillet 2015

Une procédure d’expulsion lancée contre Marie-Claude Pietragalla

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Le Parisien – Lundi 20 juillet 2015

Voici la nouvelle carte des points d’accueil de la Sécu dans le 93

4956361_par93-point-securite-sociale-160715-029« A la rentrée de septembre, la Sécurité sociale de Seine-Saint-Denis passera officiellement de 33 à 16 points d’accueil du public. S’ajouteront cinq autres sites, maintenus ouverts sur une période de transition, entre 2015 et 2017, afin de permettre la réalisation de travaux et d’aménagements dans certaines des 16 antennes. Nicolas Le Bellec, directeur de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et son équipe ont fait une tournée départementale entre le 21 avril et la fin juin, pour présenter la réorganisation aux élus des 40 villes du 93, à l’exception de cinq communes qui n’ont pas répondu ou qui ont reporté le rendez-vous aux calendes grecques.

Dans un premier temps, seules 15 des 33 agences devaient rester ouvertes. Une seizième, celle de Bondy (lire par ailleurs) a sauvé sa place, après discussion avec la municipalité. L’accueil sera transféré du centre-ville vers les quartiers de Bondy Nord, dans des locaux que la commune va mettre à disposition de la Sécurité sociale. « C’est un secteur où vit une population défavorisée et qui se déplace peu », reconnaît Nicolas Le Bellec, pour justifier pourquoi il a revu sa position.

La CPAM du 93 a dû faire face à un gel des recrutements fin 2013-début 2014. La contrainte de moyens et un maillage trop étendu sont les deux principaux motifs de restructuration. Le choix des sites conservés a été fait sur quatre critères : densité de population, précarité, accessibilité en transports en commun et l’appartenance des locaux à la Sécu.

Pour pouvoir fonctionner, la baisse de moitié des antennes s’accompagne d’une modification en profondeur de l’accueil des assurés. Les rendez-vous avec un agent ne seront réservés qu’aux « cas complexes » : lorsque l’usager en arrêt maladie a plusieurs employeurs, pour les victimes de maladie professionnelle ou les personnes en précarité, bénéficiant de la couverture maladie universelle (CMU) ou de l’aide médicale d’Etat (AME).

Mais sur les 5 700 personnes reçues chaque jour dans les antennes du 93, seules 25 % d’entre elles viennent pour une demande relevant de l’accueil personnalisé, selon la CPAM de Seine-Saint-Denis. La Sécu va donc devoir convaincre tous les autres assurés de changer leurs habitudes et de ne plus considérer l’accueil physique comme le mode privilégié pour régler leur dossier. Ceux qui viendront malgré tout pour une opération simple — attestation de droits par exemple — devront utiliser les bornes et ordinateurs en libre-service. Ces demandes peuvent en fait même être réglés à distance, via l’ouverture d’un compte Ameli sur le site Internet de l’assurance maladie.

Les trois premières agences à tester cet automne le nouveau mode d’accueil (libre-service et rendez-vous personnalisé) seront Aulnay, Montreuil et Noisy-le-Sec. A la rentrée, l’ensemble des sites verront enfin leurs horaires d’ouvertures harmonisés, sur quatre jours et demi : du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 heures à 17 heures (sauf le mercredi après-midi). »

Bondy satisfait, Bagnolet en sursis

« Touche pas à mon centre de Sécu », lançait la banderole géante déployée le 4 juin au-dessus de la N 3, par les élus de Bondy et du conseil départemental du 93. Aujourd’hui, cette ville a réussi à se faire entendre. « J’ai fait remarquer au directeur de la CPAM qu’il ne pouvait pas mettre en avant des critères de densité et précarité pour d’un côté fermer des centres et de l’autre, conserver celui du Raincy, relève Sylvine Thomassin, maire PS de Bondy. Si on applique des critères, on s’y tient et on ne fait pas n’importe quoi. C’est une question de justice et d’équité. » L’élue est plutôt satisfaite après avoir obtenu le maintien de son antenne. Elle sera déplacée dans des locaux de 150 à 200 m2, dans le nord de Bondy. « J’espère qu’elle ouvrira pour la fin de l’année », ajoute-t-elle.

A Bagnolet, l’agence est parmi les cinq que la Sécu a mises « en période de transition », c’est-à-dire qu’elles resteront ouvertes temporairement entre 2015 et 2017. « Je m’opposerai coûte que coûte à la fermeture », souligne le maire PS de Bagnolet, Tony Di Martino. Fin mai, il a d’ailleurs écrit une lettre de mécontentement à la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Le site que la Sécu veut vendre à Bagnolet sera classé en emplacement réservé à un équipement pour la petite enfance, dans le cadre de la modification du Plan local d’urbanisme (PLU).


 

Le Parisien – Lundi 13 juillet 2015

L’hommage de Bagnolet à Valentin et sa fillette, morts dans l’incendie

« Valentin avait 35 ans, sa fille, Alexandra, 5 ans. Dans la nuit du 1er au 2 juin, tous deux sont morts dans un dramatique incendie survenu à Bagnolet. Le sinistre a ravagé l’abri de fortune où ils dormaient depuis plusieurs semaines, rue de l’Epine-Prolongée, face au parc départemental des Guilands. Ils seront enterrés jeudi au cimetière de Bagnolet. C’est dans cette commune qu’ils s’étaient installés, rejoignant une petite communauté rom bulgare. Plusieurs membres de leur famille habitent toujours dans les bidonvilles environnants.

Mercredi, des habitants des quartiers de la Noue et Jean-Lolive ont rendu un dernier hommage au papa et à sa fillette, en présence du maire (PS) Tony Martino, d’autres élus et de membres d’associations, dont RESF (réseau Education sans frontières) ou la Ligue des droits de l’homme (LDH). L’initiative en revient à Maxime Gotesman, président de l’association de quartier Bouge La Noue. Il a reconstitué l’enchaînement tragique qui a conduit l’homme et son enfant à se réfugier à cet endroit. « D’après un proche, il y a encore quelques semaines Valentin et sa fille avaient encore un toit, raconte-t-il. La séparation avec sa femme l’a précipité à la rue. Il est alors venu se réfugier là, sous cette passerelle, avec sa fillette de 5 ans. Je ne l’avais jamais vu, sinon j’aurais essayé de l’aider ». Tony Di Martino, le maire socialiste, s’est joint à la cérémonie durant laquelle une gerbe a été déposée à proximité des lieux du drame. « J’ai été touché par cette histoire. Par solidarité, j’ai voulu être présent », souligne-t-il.

Le 2 juin, vers 2 heures du matin, leur refuge fait de bric et de broc s’était embrasé. Appelés au départ pour un banal feu de détritus, les pompiers de Paris ont découvert, près d’un empilement de matelas et de vêtements, deux corps sans vie. Fait troublant : le crâne de l’enfant était très endommagé, ce qui pouvait laisser croire à une blessure antérieure à l’incendie. Mais l’autopsie n’a révélé aucune trace de violence et a prouvé que la fillette respirait — et donc était vivante — quand l’incendie a démarré. Les enquêteurs privilégient donc aujourd’hui, selon le parquet de Bobigny, « la piste accidentelle ». « 


 

Le Parisien – Vendredi 10 juillet 2015

Pietragalla sommée de quitter Bagnolet

« Le mépris affiché par Marie-Claude Pietragalla et son compagnon, Julien Derouault, excède au plus haut point les habitants des Coutures à Bagnolet. Car les exigences de ces danseurs pèsent directement sur la qualité de la scolarité des enfants du quartier. « Qu’elle parte tout de suite! », lance une maman. La danseuse étoile et son compagnon sont aujourd’hui sous le coup d’une mise en demeure de la mairie de quitter les lieux au plus tard le 15 juillet 2015.

Depuis 2010, la danseuse étoile et le chorégraphe, Julien Derouault, louent à la ville un local de 380 m2 pour la somme dérisoire de 1 000 €par mois. Par courrier du 28 janvier, la ville qui a besoin des lieux pour agrandir le groupe scolaire Jules-Ferry voisin a fait connaître au couple son souhait de récupérer les locaux, d’autant que la convention d’occupation précaire était arrivée à échéance le 7 septembre 2014. La compagnie devait avoir quitté les lieux au plus tard le 1er juillet. « Cela lui laissait six mois pour faire ses cartons. C’est un délai somme toute raisonnable pour se retourner », estime le maire socialiste Tony di Martino qui a eu la désagréable surprise, ce 1er juillet, de constater que la célèbre jurée de « Danse avec les stars » n’était toujours pas partie.

Au lieu de cela, la star a répondu par voix d’avocat, réclamant à la commune, qui plus est surendettée, le versement d’une indemnité de 140 000 € pour finalement revoir sa copie et abaisser la note à 45 000 €. « Je ne paierai rien. Les coups de pressions de Mme Pietragalla, qui fait appeler ses amis pour plaider sa cause, ne m’impressionnent pas », tempête Tony di Martino. Le maire rappelle dans son courrier que la société du couple sous-loue le local bagnoletais à différentes compagnies de danse, alors que la convention de bail ne le permet pas.

Sur place, ce jour-là, au 8-12 rue Gustave Nicklès, sur la porte d’un hangar, aux côtés des masterclass de Pietragalla, des affiches annoncent, en effet, que le studio accueille aussi des cours privés de danse orientale, indienne ou classique.

Cette attitude ne fait qu’augmenter de mois en mois la colère des parents. « Elle empêche nos enfants de s’épanouir. Elle nous méprise affirmant que l’on n’aime pas la culture. Elle n’a jamais rien fait pour le quartier », s’insurge un papa qui a recueilli plus de 600 signatures contre la compagnie. « Et on lui donne encore un délai alors qu’il y a urgence à effectuer les travaux ! », s’emportent plusieurs parents.

Dans l’école de leurs enfants, où une classe est installée dans un baraquement provisoire, il manque cruellement de place. Les parents attendent une salle informatique pour les plus grands, une de motricité pour les plus petits ou encore l’agrandissement du réfectoire. En plus, le local occupé par les danseurs demanderait peu d’investissements pour être utilisé par les enfants.

Marie-Claude Pietragalla et son équipe administrative n’ont pas souhaité répondre à nos questions. »


Le Pa11700810_1454734581495004_3370204520153657410_nrisien – Jeudi 09 juillet 2015

La plage est de retour à Bagnolet 

« Bagnolet se met à son tour à l’heure d’été. À partir de ce vendredi, les habitants pourront profiter de diverses animations, au parc des sports de la Briqueterie. Pédalos, trampolines, structures gonflables ou initiations à la danse seront notamment proposés. L’accès est libre et Bajo Plage restera ouvert jusqu’au dimanche 2 août. Un espace restauration sera proposé pour les gourmands, qui seront sans doute nombreux à venir profiter de cet avant-goût de vacances. Le matin, le lieu est réservé aux centres de loisirs et la structure ouvre de 13 heures à 20 heures pour le reste des Bagnoletais. À noter l’organisation d’une nocturne, le samedi 1er août. »


Le Parisien – Lundi 22 juin 2015

Bagnolet : ils allument le feu de la chaufferie sur la musique de Johnny

« Alors qu’en fond sonore, la voix de Johnny crie… d’« allumer le feu ! », un écran installé sous un barnum montre, en effet, deux hommes qui s’affairent à démarrer l’équivalent d’un feu de cheminée d’intérieur dans la gigantesque chaudière biomasse de l’avenue des Roses à Bagnolet. « Il s’agit d’un test, le premier parmi tant d’autres, qui doivent avoir lieu d’ici à octobre, date à laquelle la chaufferie urbaine doit être mise en marche », raconte lundi matin l’un des ingénieurs de la société Cofely en charge du chantier.

Initialement alimentée en charbon, fioul lourd, gaz et électricité, la chaufferie produira désormais de la chaleur à partir d’une énergie renouvelable — la combustion du bois — couplée à celle du gaz, grâce à la mise en service de deux chaudières biomasse nécessaire à 15 000 logements. Cet usage doit permettre une réduction des émissions de Co2 dans l’atmosphère de moins de 23 700 t par an, soit l’équivalent des rejets de 10 500 véhicules.

« Une fois en activité, la chaudière consommera quelque 25 m3 de bois par heure », poursuit le technicien devant un aréopage d’élus locaux, allant du maire socialiste de Bagnolet, Tony di Martino, au président socialiste du conseil général, Stéphane Troussel, en passant par la maire divers gauche de Romainville, Corinne Valls. « Nous avons un projet dans le cadre d’Est ensemble sur la nationale 3 qui a l’avantage de véhiculer le bois par bateau sur le canal », raconte l’élue. A Bagnolet, la nuisance sonore ne sera pas plus grande qu’avant. « Il n’y aura pas plus de dix camions par jour », assure-t-on chez Cofely. M.-P. B »