Everbecq, Lardreault, Benaïssa, l’indécent retour…

Curieuse scène au Conseil municipal du 2 mars où étaient présentées les orientations budgétaires de la ville, avec le « grand » retour de Marc Everbecq et de son entourage.
L’ancien Maire avait d’ailleurs appelé à un «grand rassemblement populaire » autour de sa personne à grand renfort de SMS, mails et appels sur les réseaux sociaux devant la mairie à 19h15. A ce trio fantastique vinrent donc s’ajouter à l’heure dite… six nostalgiques. Sacrée vague…
C’est derrière le paravent d’une nouvelle association nommée « Bagnolet agir », que les pieds nickelés de l’ancienne mandature avaient demandé la parole en début de réunion.
Ils choisiront courageusement de laisser à leur porte-parole d’un soir, qui n’était pas élu à l’époque, le soin de faire un discours dithyrambique sur le bilan de Marc Everbecq et les « mensonges » de l’actuelle majorité.
Quel mépris pour le choix effectué par les Bagnoletais en 2014 que de penser ainsi qu’ils auraient eu tort et qu’ils auraient été aveugles à leurs belles ambitions.
On aura appris de drôles de choses hier soir.
M. Benaïssa, l’homme qui expliquait en Conseil municipal, sans rire, que la ville s’enrichissait en s’endettant, a trouvé tout à fait normal que l’école-usine Joliot-Curie ait couté 35M€ « car il y avait des équipements ». Les usagers de l’école apprécieront.
Le même Aziz Benaïssa dira plus tard, soutenu par Marc Everbecq, que la seule raison de leur échec était « les blocages » de ceux qui avaient empêché la vente des gymnases Jean-Reneault et Politzer à des promoteurs, ainsi que du stade de la Briqueterie pour en faire un centre commercial.
Bref, les opposants de l’époque, dont la municipalité d’aujourd’hui, seraient coupables d’avoir décidé de préserver le cadre de vie des habitants et de ne pas brader les équipements publics à des promoteurs privés…
Il a même été reproché à la municipalité et en particulier aux élus socialistes, de proposer des mesures qui pourraient nuire aux chances des candidats socialistes lors des échéances électorales présidentielles et législatives.
On a bien vu là que pour eux, les intérêts partisans ou politiciens ont toujours prévalu sur l’intérêt des Bagnoletais. C’est aussi ce qui nous distingue d’eux, placer l’intérêt général des Bagnoletais au-dessus de tout autre, au-delà des considérations politiques.
C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons condamné depuis trois ans la baisse des dotations de l’Etat ou avons fait adopter des vœux, par exemple, contre la déchéance de nationalité.
Le petit groupe de nostalgiques de l’ancien régime a ensuite passé une bonne partie de son temps, M. Benaïssa en tête, à perturber le Conseil municipal comme à l’époque de l’ancien Maire, notamment en tentant d’empêcher l’élu aux finances de présenter les orientations budgétaires de la ville.
Heureusement, les membres du Conseil eux-mêmes ont su garder leur sang-froid et ne pas tomber dans ces jeux d’invectives qui appartiennent au passé.
Nous avons notamment su faire preuve d’unité et d’intelligence collective sur les vrais sujets en votant, à l’unanimité de tous les groupes, un vœu pour demander à nouveau l’instauration d’un commissariat de plein exercice à Bagnolet, à l’invitation de l’association « Retrouvons notre dignité ».
Les fossoyeurs de la ville sont sortis de leur réserve mais nous ne les laisserons pas rabaisser le débat politique au niveau qui était le sien avant 2014.
Les Bagnoletais méritent mieux, un vrai débat d’idées, nous les attendons.